Le monde des poireaux

Une troupe de campagnols, l’œil terne et le poil hirsute, arrive à Reignier. A l’instar des routiers du Moyen-âge, ils se nourrissent sur l’habitant, c’est-à-dire les jardins des hommes et s’attaquent à tout ce qui se mange (herbes, graines, racines, etc.) … jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien, que la terre nue et boursouflée par leurs galeries.

Les campagnols, affamés, découvrent la Pierre aux Fées et s’y installent gaiement, car ils y ont trouvé abondance de poireaux qui s’étaient enfin décidés à grossir un peu. Quel régal, ces bons et tendres poireaux ! Pourquoi les hommes laissent-ils de si bonnes choses en terre ? Ils vont peut-être les jeter ? Ce serait dommage ! Régalons-nous vite ! Un poireau, deux poireaux, dix poireaux et davantage finissent sous la dent des petits rongeurs qui retrouvent un poil luisant et l’œil guilleret. Leurs corps anguleux se sont arrondis, allant même jusqu’à avoir de petits bourrelets.

Cette douce vie aurait pu continuer … jusqu’à la fin des poireaux ! C’était compter sans Jean Pierre, toujours vigilant, qui vient rendre visite aux pauvres petits poireaux sans défense ! Il fait un état des lieux et constate les dégâts. Son sang ne fait qu’un tour ! Ah, ça ne va pas se passer comme ça ! Je ne vais pas les laisser faire, ces voleurs de poireaux !

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La guerre est déclarée ! Jean Pierre, pardon, Super JP va défendre les poireaux et mettre cette armée de scélérats à quatre pattes en déroute !

Super JP

Surpris en plein festin ou en train de faire une sieste réparatrice après un repas trop copieux, nos campagnols ont bien du mal à réaliser que le pays de cocagne qu’ils avaient trouvé est en train de disparaître. La guerre arrive à grands pas !

Que croyez-vous qu’il advint ? Super JP sortit vainqueur au terme d’une lutte âpre et sans merci ! Les campagnols moururent au combat et les quelques survivants s’enfuirent au loin.

Grâce à Super JP, le peuple des poireaux a été sauvé…  des campagnols, mais pas de votre panier !

Remarque :

Le campagnol des champs mesure une dizaine de centimètres et mange jusqu’à deux fois son poids par jour. Le campagnol terrestre, plus grand, ne mange qu’une fois son poids par jour, mais il ne s’attaque qu’aux racines. Ils ne sont pas lourds, mais comme ils sont toujours nombreux, les dégâts qu’ils occasionnent deviennent vite importants.

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