L’ail des ours ou Allium ursinum

L’ail des ours (Allium Ursinum) s’étend souvent en un immense tapis à  l’ombre des arbres,  dans les prairies humides, mais aussi au bord des petits ruisseaux ! Profitez d’une balade pour en cueillir et vous en régaler ensuite !

période de récolte

Les premières feuilles apparaissent en février-mars et les fleurs d’avril à juin. Il est d’usage de ramasser surtout les feuilles, mais bulbes, boutons floraux et fleurs peuvent être également cueillis pour d’autres usages. Dans l’ail des ours, tout se mange ! Ses propriétés sont semblables à celles de l’ail cultivé.

Attention à ne pas lE confondre !

Cette plante sauvage pousse en même temps que le muguet et leurs feuilles se ressemblent étonnamment. Pour les différencier, l’odeur d’ail bien entendu ! Mais aussi l’envers des feuilles : celle de l’ail sauvage est terne et celle du muguet est brillante ! Il est possible de le confondre aussi avec le colchique d’automne et l’arum.

HISTOIRE

Associé jadis à la magie blanche, l’ail des ours était considéré comme une plante magique qui protégeait du Mal en général ! Dans l’Odyssée, Hermès donne de l’ail à Ulysse pour se protéger des sortilèges de Circé. Les Égyptiens en firent une divinité et les Romains aussi (les légionnaires en mangeaient avant la bataille). Cette croyance dans les vertus toniques et stimulantes de l’ail perdura jusqu’à la Renaissance.

ALIMENTATION

Actuellement, nous l’utilisons pour ses qualités gustatives dans notre alimentation. Pesto, beurre d’escargots, huile parfumée permettent de la conserver en dehors de sa période de cueillette. Elle entre aussi dans la composition de tartes, omelettes, etc.

Vous trouverez beaucoup d’informations et de recettes sur le site « Les papilles estomaquées » et ailleurs sur internet, bien entendu !

PRécautions d’emploi

L’ail peut interagir et renforcer l’effet de certains médicaments, notamment les anticoagulants  et les hypoglycémiants.